Depuis plusieurs jours, la jeunesse populaire se soulève dans nos établissements. Du lycée René-Descartes et d’André Paillot à Saint-Genis-Laval, jusqu’aux lycées Jacquard et Parc Chabrières à Oullins-Pierre-Bénite, en passant par Gustave Eiffel à Brignais, les lycéennes et lycéens refusent d’être les victimes sacrifiées de la dégradation programmée de leurs conditions d’études.
Face à ce mouvement légitime, l’Union Locale CGT d’Oullins-Pierre-Bénite et environs tient à affirmer haut et fort son soutien total et inconditionnel aux élèves mobilisé·es.
Une même logique de classe : l’austérité contre le monde du travail
Les maux dénoncés par les lycéen·nes ne tombent pas du ciel. Le manque de personnels, les classes surchargées, le non-remplacement des enseignant·es, les locaux vétustes ou inadaptés au changement climatique, la sélection injuste de Parcoursup et la précarisation des parcours sont le produit direct de choix politiques libéraux.
Ces choix budgétaires et d’austérité visent à asphyxier nos services publics pour gaver le patronat et les grandes entreprises d’exonérations et d’aides publiques. Pour le pouvoir capitaliste, l’Éducation nationale est réduite à une simple variable d’ajustement comptable et à une machine à trier socialement la jeunesse populaire. On cherche à imposer aux jeunes les jalons d’une société militarisée et au garde-à-vous, en brisant tout esprit critique.
La répression d’État ne fera pas taire la colère
Face à la contestation, le pouvoir macroniste et l’institution n’ont qu’une seule réponse : le mépris, la violence et la répression.
- Répression policière dans nos rues : Interpellations de jeunes le 29 septembre devant le lycée René-Descartes à Saint-Genis-Laval, interventions aux abords de Jacquard et Chabrières et jusque dans le centre-ville d’Oullins le 30 septembre, et aujourd’hui un lycéen blessé par une grenade lacrymogène.
- Répression institutionnelle dans nos lycées : Sanctions disciplinaires, intimidations, pressions administratives, culpabilisation et tentatives de museler la démocratie lycéenne. On ne peut pas prétendre enseigner la liberté et la démocratie le matin tout en envoyant la police réprimer les élèves l’après-midi !
L’UL CGT OPB exige :
- L’arrêt immédiat de toute intervention policière et de la violence d’État contre la jeunesse ;
- L’abandon total de l’ensemble des poursuites et sanctions contre les lycéen·nes mobilisé·es ;
- Le respect strict du droit d’expression, de réunion et de manifestation ;
- Des moyens d’urgence pour le service public d’éducation et la satisfaction intégrale des revendications.
Lycéen·nes d’aujourd’hui, travailleur·euses de demain : construisons la convergence des luttes !
La lutte des lycéen·nes s’inscrit au cœur même de la lutte des classes. Le combat de la jeunesse pour étudier décemment est le même que celui des personnels de l’Éducation et de l’ensemble du monde du travail :
- Des moyens matériels et humains à la hauteur des besoins ;
- Des salaires et du pouvoir d’achat pour vivre dignement ;
- Des services publics forts et accessibles ;
- La défense de nos droits sociaux face à la précarisation générale.
Les jeunes qui se battent aujourd’hui pour leurs conditions d’études sont les travailleuses et travailleurs de demain. La division nous affaiblit, l’unité nous rend invincibles. C’est pourquoi nous appelons à tisser des liens solides entre lycéen·nes, personnel éducatif, agentes et agents de la fonction publique et salarié·es du secteur privé.
L’Union Locale CGT OPB soutient pleinement l’appel à la grève et à la mobilisation lancé par son syndicat de l’Éducation nationale pour la journée du 6 octobre. Nous invitons l’ensemble de nos syndicats et sections syndicales du territoire à s’organiser et à préparer la convergence des luttes.
Votre avenir, c’est notre lutte à toutes et tous. Lycéennes, lycéens : vous n’êtes pas seul·es !
Union Locale CGT Oullins-Pierre-Bénite
80 Grande Rue, 69600 Oullins-Pierre-Bénite
Contact : cgt.oullins@orange.fr | 04 78 50 34 67
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