Le compte-rendu du CSE du 17 juillet 2026 confirme la réalité que nous dénonçons sans relâche : le site pharmaceutique de Benta Lyon est sciemment maintenu dans un état de délabrement financier et technique par une direction défaillante et un actionnaire fantôme.

Alors que les besoins de santé publique sont immenses, la logique du profit court-termiste et de la sous-injection de capital met directement nos emplois et notre outil de travail en péril.

1. Pannes en série et actionnaire aux abonnés absents : L’incurie du patronat

Alors que les salariés ont assuré un carnet de commandes fermes de 8,38 M€ pour le 2nd semestre, l’outil de production est à l’arrêt :

  • Défaillances techniques à répétition : Vétusté des utilités (centrale d’énergie, traitement d’air), pannes analytiques et industrielles non anticipées par la direction.
  • Trésorerie à sec : L’entreprise attend sous perfusion un emprunt de 4 M€ (BFR) en août et 920 K€ de subventions publiques en octobre.
  • Où est l’actionnaire ? L’actionnaire n’injecte le strict minimum au compte-gouttes (compte courant / négoce) que pour verser les salaires et éviter la liquidation immédiate. C’est le maintien délibéré de la tête sous l’eau sans aucun investissement d’avenir !

La CGT le rappelle : Ce ne sont pas les salariés qui sont responsables du naufrage, mais bien les choix stratégiques d’un actionnariat spéculatif et d’une direction incapable d’entretenir l’usine.

2. Révision budgétaire (-31,4 %) : La Direction portera seule la responsabilité de l’échec

Incapable de faire tourner le site au 1er semestre (à peine 6 M€ réalisés), la direction acte l’effondrement de ses prévisions.

La direction prétend réaliser 11 M€ au 2nd semestre (le double du 1er). Pure illusion si elle ne garantit pas dès la rentrée : la trésorerie pour acheter les matières, le personnel formé en nombre, et des pièces de rechange. Si le marasme persiste, la Direction portera seule l’entière responsabilité de ce crash industriel.

3. Abandon de gammes et bricolage RH

Le mépris des capacités productives du site se traduit par l’abandon pur et simple de pan entiers de l’activité (arrêts des gammes Stupéfiants et Itopride ; mises en pause de Rodogyl et Magné B6).

Pendant ce temps, la gestion RH reste au point mort : à part 2 recrutements en laboratoire, les embauches cruciales en production, ingénierie et qualité sont gelées ou mises en stand-by.

(Seule lueur financière : l’opération foncière Magellan pourrait rapporter 4 à 5 M€ d’ici la fin de l’année, argent qui doit être intégralement réinvesti dans l’outil de travail et non capté par les créanciers !)

✊ À LA RENTRÉE : IMPOSONS LE RAPPORT DE FORCE !

Le patronat veut faire payer aux travailleurs ses propres erreurs de gestion. C’est inacceptable ! La pérennité de notre usine exige :

  1. De vrais investissements industriels et non du colmatage bancaire.
  2. Le maintien et le développement de toutes les gammes pharmaceutiques.
  3. Des embauches sous statut pérenne pour stopper la surcharge de travail.

Rechargez vos batteries cet été : à la rentrée, la CGT Benta Lyon et l’Union Locale seront en première ligne pour défendre nos emplois et notre outil de travail !

NOS EMPLOIS, NOTRE SANTÉ, NOTRE USINE : L’HUMAIN AVANT LE PROFIT !