L’Union Locale CGT d’Oullins-Pierre-Bénite met à la disposition des travailleurs et travailleuses le dernier décryptage publié par la CGT Finances Publiques. Intitulé « À quoi servent nos impôts ? », ce document est un outil d’éducation populaire et de combat essentiel. Il met en lumière une réalité incontournable : la fiscalité est le terrain d’une lutte de classes féroce, où le gouvernement choisit méthodiquement de gaver le capital tout en saignant les services publics et le pouvoir d’achat du monde du travail.
1. L’impôt : un outil détourné de sa fonction sociale
L’article 13 de la Déclaration des Droits de l’Homme de 1789 le rappelait déjà : la contribution commune doit être égale et répartie en fonction des capacités de chacun. L’impôt doit servir à financer nos services publics (école, santé, transports, justice) et à redistribuer les richesses.
Pourtant, sous prétexte d’un budget 2026 tourné vers l’« effort de guerre » (avec une hausse spectaculaire des dépenses militaires), le pouvoir impose 35 milliards d’euros de coupes sombres. Ce sont nos écoles, nos hôpitaux et nos collectivités locales qui trinquent, pendant que des milliers de postes de fonctionnaires (enseignants, agents du contrôle fiscal ou de France Travail) sont supprimés.
2. Un système fiscal au service de la bourgeoisie
Le constat de la CGT Finances Publiques est sans appel : le travail est lourdement taxé, tandis que le capital est protégé.
- Qui paye ? En France, les prélèvements sur le travail représentent 68,5 % du total. De plus, la TVA — l’impôt le plus injuste puisqu’il frappe de plein fouet les bas salaires qui consomment toute leur paie — représente à elle seule environ un tiers du budget de l’État.
- Qui est épargné ? Les prélèvements sur le capital ne représentent que 31,5 % des prélevements. Pire encore, les réformes successives (Flat Tax à 30 %, suppression de l’ISF au profit de l’IFI, baisse de l’Impôt sur les Sociétés à 25 %) ont permis aux plus fortunés et aux grands groupes d’échapper à la solidarité nationale.
Le chiffre de la honte : Les 75 foyers les plus riches de France ne paient que 0,3 % d’impôts au regard de ce qu’ils gagnent réellement. De plus, la fraude et l’évasion fiscales représentent un manque à gagner colossal situé entre 80 et 100 milliards d’euros chaque année.
Pendant ce temps, plus de 210 milliards d’euros d’aides publiques sont versés chaque année aux entreprises sans aucune contrepartie sociale ou environnementale. C’est un véritable transfert d’argent public vers les dividendes des actionnaires, qui ont explosé de plus de 50 % en 5 ans !
3. Nos revendications : Pour une véritable justice sociale et fiscale !
La misère sociale, la dégradation de nos conditions de vie et le manque de moyens dans nos hôpitaux ou nos écoles ne sont pas des fatalités : ce sont des choix politiques d’affrontement de classe.
Face à cette offensive, l’Union Locale CGT Oullins-Pierre-Bénite porte avec la CGT Finances Publiques des propositions claires pour rééquilibrer la balance :
- Imposer le capital comme le travail : Suppression de la Flat Tax et rétablissement d’un ISF renforcé (incluant un volet climatique).
- Rendre l’Impôt sur le Revenu plus progressif : Passer de 5 à 14 tranches pour faire payer réellement les plus riches.
- Baisser la TVA sur les produits de première nécessité et rétablir une TVA grand luxe.
- Attaquer la fraude fiscale : Donner enfin tous les moyens humains et juridiques aux agents des Finances Publiques pour traquer la criminalité en col blanc.
- Conditionner et contrôler les aides aux entreprises : Supprimer les niches fiscales inefficaces ou toxiques (comme le Crédit Impôt Recherche détourné de son but) et taxer les superprofits.
Organisons la riposte !
La justice fiscale est au cœur de toutes nos luttes : pour nos salaires, pour nos retraites, et pour le maintien de services publics de qualité sur notre territoire d’Oullins-Pierre-Bénite.
Ne laissons pas le capital décider de notre avenir. Pour défendre vos droits, rejoignez la CGT !